J'ai acheté le bois pour faire les essais de laméllé-collé. Du frène et du merbau. Le frène pour sa résistance à la traction, le merbau pour son esthétique, sa résistance à l'eau et sa résistance à la compression. Le bois a été acheté chez "Delta Bois" à Grenoble, une société qui produit des bois en débits fins. Les lames font 4 mm, débitées à la scie après un séchage approfondi.
J'ai démonté et poncé mon hélice, ce qui a fait apparaître le marquage. C'est une 14 x 14. J'ai refait les caculs d'hélice, en me basant sur le tome 3 de Gutelle (page 195), en m'aidant de la feuille de calcul fournie avec le bouquin. Prise de tête... Les calculs conduisent à prendre une hélice 12 x 9. L'hélice actuelle serait donc totalement inadaptée, ce qui confirme les dires de Lukas. Je vois passer sur une petite annonce une hélice de 14 x 10,5 à un prix intéressant. Je la commande donc. Elle est payée, livrée. Elle est dans un état de fraicheur étonnant pour une hélice d'occasion. Je la monte à la place de l'ancienne : aucun problème. Je ferai donc mes premiers essais de navigation avec une 14 x 10,5. Je sais qu'avec le moteur actuel l'idéal serait sans doute une hélice de 12" ou 13", encore que pour un bateau de 5 tonnes... d'ailleurs l'hélice de 14 x 10,5 était montée sur un Sun Odyssee 33 de 5 tonnes avec une motorisation d'origine (20 cv ?). On fera avec et ça ira bien mieux qu'avant.
Des calculs avec les formules de Gutelle me montrent qu'une hélice de 14x14 serait mieux adaptée avec un moteur de 25 à 30 cv. Dans le cas d'un 30 cv, avec un réducteur de rapport 2 (au lieu de 2,6 actuellement). Je vais donc garder l'ancienne hélice, au cas où elle serait la mieux adaptée après une remotorisation du bateau. Cela fera, au pire, un joli support de lampe de chevet.
François, navigateur émérite (ses deux premiers enfants sont nés sur son bateau), qui exerce maintenant le métier de professeur de menuiserie, a fait faire par ses élèves deux supports de mât. Du beau boulot : un dessin pas évident à faire, une exécution avec des machines de coupe professionnelles. Il n'y a plus qu'à faire quelques trous pour passer les bouts de maintien, poncer et vernir. Noter l'astuce de réglage : changer la partie haute du support, simple à refaire. Le style n'est pas aussi rustique que pour la porte du cagibi, pourtant du même architecte... Cela sera en tous cas bien plus stable que les vieux supports de Lukas qui étaient restés un peu trop longtemps exposés aux intempéries de la frise orientale et dont les pieds n'étaient pas assez écartés, d'où les soucis exposés à la page "le camion".